Enfants et adolescents

Motif de consultation : pour qui ? pourquoi ?

L’ergothérapie s’adresse à tous les enfants présentant des difficultés dans les domaines suivants :

  • motricité globale ;
  • motricité fine, coordination bimanuelle ;
  • coordination visuo-motrice ;
  • maintien postural ;
  • sensibilité profonde et superficielle ;
  • praxies ;
  • langage écrit ;
  • troubles visuo-spatiaux ;
  • attention ;
  • fonctions exécutives ;
  • graphisme ;

et dont l’impact est important sur ses activités quotidiennes : scolarité, autonomie quotidienne, loisirs, déplacements …

Les évaluations : bilans initial, d’évolution ou de fin de suivi

Chaque suivi est rythmé normalement par un bilan initial, des bilans d’évolution et un bilan de fin de suivi. Chaque ergothérapeute de notre groupe est formé à l’utilisation de bilans validés et étalonnés.

Comment se déroule le bilan initial ?

En fonction de la situation, l’ergothérapeute peut être amené à mener divers bilans pour cerner les capacités de l’enfant et définir ses objectifs de suivi. Ce bilan peut être de durée variable en fonction de sa nature diagnostique ou de sa nature complémentaire à des évaluations déjà menées.

Voici quelques exemples de bilans proposés par un ergothérapeute :

Bilan des troubles spécifiques des apprentissages : il est fondé sur l’exploration de divers domaines de compétences :

  • Attention/ Fonctions exécutives ;
  • Fonctions sensorimotrices ;
  • Traitements visuospatiaux ;
  • Graphisme/écriture ;
  • Évaluations écologiques (manipulation des outils scolaires, pose des opérations, AVQ,…).

Pour tester ces domaines, peuvent être utilisés la NEPSY-II, le Bilan des Lenteurs d’écriture, le BHKenfant ou le BHKado, la copie d’accélération et le ManOS. Cependant, l’ergothérapeute peut être amené à adapter la passation en ajoutant ou supprimant certaines épreuves.

Bilan graphique :

Ce bilan a lieu dans le cadre de plaintes de l’enfant/l’adolescent ou de l’entourage (parents, enseignants,…) concernant la tâche graphique. Il va permettre de cerner les difficultés de l’enfant selon 3 critères évalués : la vitesse, la qualité et le coût (attention, fatigabilité et disponibilité).
Ce dépistage repose généralement sur la réalisation de productions spontanées, la consultation des productions scolaires, l’observation de la position du scripteur et de la tenue de crayon, la passation des épreuves graphiques (le Bilan des Lenteurs d’écriture, le BHKenfant ou le BHKado, la copie d’accélération) et de subtest de la NEPSY-II (Fonctions sensorimotrices et Traitements visuospatiaux). Des épreuves complémentaires autour de l’outil informatique peuvent être proposées.

L’ensemble de ces observations permettra d’évaluer de manière juste la sévérité fonctionnelle de la dysgraphie du jeune.

Comment se déroule le suivi ?

Suite au bilan, une proposition thérapeutique pourra être faite par l’ergothérapeute. Le suivi est généralement réalisé en séance individuelle en cabinet ou sur les lieux de vie : domicile de l’enfant ou établissements scolaires (sur le temps scolaire ou pas).

Les parents peuvent à leur demande assister occasionnellement à des séances afin de mieux cerner le travail qui est fait et les méthodes utilisées par le thérapeute.

L’ergothérapeute doit travailler en étroite collaboration avec les professionnels qui accompagnent les enfants : orthophoniste, kinésithérapeute, neuropsychologue, psychologue, médecin… Et c’est pour cette raison que la participation aux ESS des enfants et la réalisation de retours fréquents sur ce qui est travaillé en séance est un gage de réussite de l’accompagnement.